« Alien: Convenant » de Ridley Scott

1/5


Synopsis

Les membres d’équipage du vaisseau Convenant, à destination d’une planète située au fin fond de notre galaxie, découvrent ce qu’ils pensent être un paradis encore intouché. Il s’agit en fait d’un monde sombre et dangereux cachant une menace terrible dont ils vont devoir tenter de s’échapper.

Critique

Sur le papier, le récit d’un groupe d’hommes qui débarque sur une terre inconnue au gré de découvertes monstrueuses a été exploité, réexploité et surexploité. « King-Kong », « Jurassic Park » et maintenant « Alien », les versions dérivées ne manquent pas mais s’effritent.
Ce dernier métrage de « Alien : Convenant » surpasse le niveau du jamais vu dans l’entendement de la déception.

L’attente de ce nouveau numéro se résume à ce que les précédents opus emblématiques avaient instaurés, c’est à dire du frisson, de l’effroi, du suspens et de la fascination. Quel déception… Rien que le lancement du film s’étend pendant presque une heure avant que la première scène d’action tant désirée apparaissent. Une heure de lenteur, de longues minutes, parfois sans dialogues, dont l’utilité des scènes et des images demeurent un mystère. Puis, dans cet élan d’espoir de cinq minutes d’intensité, la pression redescends aussi vite qu’elle est apparut pour finalement disparaître.

Au total, se compte deux séquences d’actions brillantes mais peu réjouissante, la majeure partie étant déjà inclut dans la bande-annonce et n’apportant en plus strictement rien au scénario.

Aussi, la relation entre les personnages et le contexte militarisme de conquête perd toute crédibilité face à une incroyable désorganisation interne. Ce point bâclé réduit volontairement l’homme à être la proie animalière de nos aliens, une belle idée qui atteint rapidement ses limites dans l’exagération et l’absurdité.

Malgré une cruelle absence de fond et de dialogues, on note une similarité copiée/collée des premiers numéros de la série : Une femme, Daniels entre autre, va se dessiner progressivement comme étant l’héroïne par défaut. Survie miraculeuse, ingéniosité tirée par les cheveux, elle brave les monstres par la magie du cinéma… Sauf que les ficelles se voit.

Finalement, « Alien : Convenant » fait partie de ces nullités que le cinéma poubelle cumule dans des surproductions américaines sans intérêt, vide d’esprit et victime d’un pur calcul mondialisme.

Bilan
« Alien : Convenant » ou la Série B monstrueusement ratée d’une réadaptation.
Cinéphilion catégorise ce film comme l’escroquerie de l’année.

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